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Création d’un nouveau bijou “Pensée Normande”

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Création d’un nouveau bijou “Pensée Normande”

Journées Européennes des métiers d’art,

Dimanche 7 Avril 2019.

 

Claire Cachelou

Maître artisane en Métiers d’art, Bijoutière-Joaillière

et

Céline Gaslain-Leduc

Docteur en Histoire de l’art et archéologie, spécialiste du bijou antique.

sont invitées par le Musée de La Céramique, le 7 Avril 2019 à présenter l’ensemble

des Formations- Découvertes au métier du Bijoutier-Joaillier dans le cadre

de l’exposition « Vous avez dit bijoux ? » – Le temps des collections VII  –

Réunion des Musées Métropolitains Rouen-Normandie.

Les créations de bijoux de Claire Cachelou seront exposées au  cœur de l’exposition « Vous avez dit Bijoux ? »

avec la réalisation pour cette occasion d’une nouvelle création.

Elle  s’est orientée vers le bijou de tradition Normande pour ce nouveau collier

dit la « Pensée Normande » réalisé en or 18 ct et rehaussé de pierres fines.

Une analyse et recherche historique sous le regard de Céline Gaslain-Leduc illustre le sujet du motif floral.

L’ART DU BIJOU ET LE MOTIF FLORAL

 

Les motifs floraux sont récurrents dès l’Antiquité, en Mésopotamie comme en Egypte. A UR, la fleur apparaît sur des épingles à cheveux ou des peignes retrouvés dans la tombe de la reine mésopotamienne PUABI (troisième millénaire av. J.-C.). A l’époque de TOUTANKHAMON ou de RAMSES II (second millénaire av. J.-C.), les bijoux égyptiens (bracelet, pectoral ou bague sigillaire) se composent largement d’éléments végétaux comme le lotus et le papyrus. D’un point de vue technique, ces ornements étaient souvent mis en valeur grâce à la maîtrise du cloisonné, technique qui consiste à intégrer des pierres ou du verre dans des alvéoles en métal.

 

En Grèce, les plaques en or jaune retrouvées à CAMIROS (VIIe s. av. J.-C.), sur l’île de RHODES, offrent, par exemple, une représentation très simple de la fleur épanouie. Au nombre de 2, les fleurs prennent place de part et d’autre de la POTNIA THERON ou « maîtresse des animaux ». A l’époque hellénistique, sous le règne d’ALEXANDRE LE GRAND (IVe s. av. J.-C.), les orfèvres du bassin méditerranéen développent l’art du bijou avec un style qualifié de « floral ». Le diadème retrouvé en Italie du Sud, à CANOSA (300-250 av. J.-C.), dans l’hypogée LAGRASTA, en est un très bel exemple. En effet, les pétales ou les pistils, réalisés en or, sont rehaussés d’émail bleu ou de de verre coloré.

 

A l’époque médiévale, c’est bel et bien la fleur de lys qui nous vient à l’esprit. Symbole de royauté, elle apparaît sur des bijoux comme la bague de SAINT LOUIS (XIVe siècle), conservée au Musée du Louvre et réalisée en or, nielle et saphir. Il ne s’agit pas de fleurs de lys mais plutôt d’iris du marais, une fleur composée de 3 pétales. Ce motif sera repris pour la composition de certains regalia comme le sceptre ou la couronne des rois LOUIS XIV ou LOUIS XV.

 

Au XVIIIe siècle, le nœud et le motif floral se retrouvent sur le devant de la scène grâce à l’art de la peinture. Le portrait de la reine MARIE-ANTOINETTE, réalisé par E. VIGER LEBRUN (1783), célèbre la rose et l’art des jardins. Celui de la Marquise de POMPADOUR, par F. BOUCHER (1756), illustre l’utilisation de vraies fleurs pour la composition des parures de tête. Ainsi, le bijou Giardinetto ou « petit jardin », qui devient la pièce maîtresse de cette époque, consiste en la représentation d’un bouquet de fleurs voire d’un panier en grenat, émeraude ou chrysobéryl. La monture des bagues, boucles d’oreilles ou bijoux de corsage étaient en pinchbeck, or ou argent.

 

Au XIXe siècle, la fleur apparaît très largement à l’époque romantique, vers 1830, comme à la fin du siècle, dans le cadre bien particulier de l’Art Nouveau, vers 1890. Les joailliers R. LALIQUE, L. GAILLARD ou J. FALIZE  s’inspirent de la flore et représentent, par exemple, l’orchidée, le gui ou le chardon. Pour ce faire, ils emploient l’or, le verre ou l’émail plique-à-jour. Citons aussi, pour cette même période, le savoir-faire des maisons de haute-joaillerie comme les NITOT, MELLERIO ou BOUCHERON qui ont toujours mis à l’honneur la fleur.

 

Céline Gaslain-Leduc

Docteur en Histoire de l’art et archéologie, spécialiste du bijou antique.

 

Détails du Portrait de Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, Duchesse de Berry (1798-1870)

vers 1825 Huile sur toile peintre non identifié, d’après Sir Tomas Lawrence

Collection Musée des arts décoratifs et du Design Bordeaux  © Claire Cachelou

Tableau exposé en 2019 « Elégantes et Dandys romantiques » Musée des Beaux-Arts de Rouen.

 

 

LES COLLECTIONS DE L’ATELIER CLARAT

 

Portant un attachement particulier à la réalisation de bijoux thématiques,

Claire Cachelou a ainsi créé quelques pièces remarquables en collaboration avec les artistes Pierre Magnin, Christiane Müller , https://atelier-clarat.fr/tresors-caches-christiane-muller-et-claire-cachelou   et à l’occasion d’évènements comme celui des Journées Européennes des métiers d’art ou encore de Chasses aux trésors organisées par le Comité Régional de Normandie.

 

Depuis plusieurs années le sujet du bijou de tradition Normande  la passionne.

Elle réalise en 1996 une croix Normande dite de « Saint Lô », elle créé en 2006 un collier inspiré du « Saint Esprit de Normandie » ; Puis « L’Amulette de Rolon » en 2011 Pour les mille cent ans de La Normandie et réalise en 2012 « La croix de Mathilde » (petite fille de Guillaume Le Conquérant fondatrice de l’Abbaye du Valasse entre Bolbec et Lillebonne).

 

 

collier inspiré du « Saint Esprit de Normandie »


 

Etudes et recherches autour de la création d’un nouveau collier.

« Pensée Normande »

Broches nommées « Pensée » de Haute Normandie, début du XIXe siècle.

Cette épingle ferme un châle ou un foulard au niveau de la poitrine.

Parmi les symboles qui détournent les maléfices celui de la fleur apparaît récurant dans les cultures traditionnelles.

Il évoque peut-être la force prophylactique (prévenant les maladies) des plantes médicinales.

Citation du texte descriptif présenté dans l’exposition « Vous avez dit bijoux ? » Musée de La Céramique-

Le temps des collections VII  –  Réunion des Musées Métropolitains Rouen-Normandie.

 

La modernité et la forme épurée de ce bijou traditionnel attirent mon attention.

Les motifs de fleur filigranés, le centre bombé, les feuilles en découpe, courbe des tiges, la couleur d’or rose sont à retenir.

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Collier de servitude ou d’esclavage en or avec des plaques en email de Bresse

Il symbolise l’amour et le lien marital qui unissent les cœurs par trois chaines d’or.

Une chaîne d’or pour le passé, une chaîne pour le présent, et la dernière pour le futur.

Parfois, sur les modèles les plus prestigieux une quatrième chaîne d’or vient compléter le collier,

celle-ci symbolisant l’éternité de l’union des deux époux ou le premier enfant. Traditionnellement,

il est offert lors de la présentation des futurs conjoints en présence de leurs parents en signe d’amour et de sincérité de leur engagement.

 Chaines sur un rythme de trois rangs, simples ou composées de motifs pourront souligner et retenir l’ensemble de la création.

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 Broche à la « française » en or et strass, populaire en Normandie

Les sertissures pour les pierres fines, sont retenues, rehaussées de  Tourmalines.

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Etude du fermoir avec embrasses, un ruban de satin  terminera le collier.

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Dessin préparatoire du collier « Pensée Normande »

Création Atelier Clarat Mars 2019

Photographies et  textes

© Claire Cachelou- Céline Gaslain-Leduc

 

Sources  autres textes et images

<< Normandie – croix, collier & pendentifs

Occitanie (Languedoc Roussillon-Midi-Pyrénées) >>

 

 « Vous avez dit bijoux ? » Musée de La Céramique-

« Elégantes et Dandys romantiques » Musée des Beaux-Arts de Rouen.

Le temps des collections VII  –  Réunion des Musées Métropolitains Rouen-Normandie.

 

 

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